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Jésus ou l'Eglise


Par A. Mohammad


Comment peut-on définir un Chrétien ? N’est-ce que celui ou celle qui va à l’église ou est-ce celui ou celle qui suit les enseignements de Jésus Christ ?

De prime abord, il semblerait que ces deux types de personnes soient les mêmes, cependant, en regardant de plus près la Bible ainsi que l’histoire du Christianisme, il parait évident qu’il pourrait y avoir une nette différence entre les deux.

Il n’est pas rare de rencontrer de nombreux de Chrétiens qui n'ont pas même lu la Bible une seule fois en entier , et encore moins l’histoire du Christianisme ! Le cas échéant, il est indiqué de consacrer du temps pour aller à l’église de temps à autre et écouter le Pasteur ou le Prêtre, mais pas vraiment pour questionner ou examiner la vérité de ce qui est dit. Diverses doctrines, qui sont acceptées comme allant de soi, ne sont jamais étudiées afin de vérifier si elles ont, en fait, une origine dans la Bible ou non.

Si nous commençons par étudier le Christianisme en tant que religion, quand a-t-elle été établie et par qui, nous découvrons des faits étonnants. Tous les croyants et adeptes de Jésus étaient Juifs au départ. Tous les adeptes de Jésus au départ, et pendant les 200 premières années priaient dans les Synagogues. La première Eglise connue n’a été construite qu’en l’an 232 de notre ère. On peut trouver ceci dans Dura-Euphrates # 1 (The History of Christianity, a Lion handbook, page 76).

Avant que Jésus ne meure le Christianisme, en tant que religion indépendante du Judaïsme, n’existait pas. De ses propres mots, Jésus affirma qu’il n’était pas venu établir une nouvelle religion, mais plutôt qu’il était venu pour la réalisation des prophéties dans l’Ecriture Juive (l’Ancien Testament) :

«N'allez pas croire que je sois venu détruire la Loi, je ne suis pas venu détruire, mais accomplir» (La Bible, Matthieu 5:17).

De nombreuses doctrines qui constituent la base du Christianisme, telle que la Trinité, ne trouvent pas leurs origines dans la Bible. L’article de la foi jusqu’à la fin du 2ème siècle était :

Je crois en Dieu le Tout-Puissant” # 3 (Articles du Credo Apostolique, Théodore Zahn, p. 33-37)

Entre l’an 180 et 210 de notre ère le mot ‘Père’ a été ajouté devant le ‘Tout-Puissant’.

De nombreux Evêques se sont opposés à ceci. Les Evêques Victor et Zephysius se sont immédiatement opposés à ce rajout, car ils disaient que c’était un péché d’ajouter ou de soustraire quelque chose à l’Ecriture. A cette époque, le Saint Esprit était encore admis comme signifiant un ange supérieur, non pas une substance de Dieu.

Arius, un haut presbytérien, était parmi ceux nombreux qui croyaient que seul le Père était réellement Dieu, le fils ne possédait ni par nature ou ni par droit aucune des qualités divines de l’immortalité, de la souveraineté et de la pureté. Il n’existait pas avant d’avoir été engendré par le Père. Avec l’aide de la raison Arius continua à prouver que Jésus n’est pas Dieu :

«Il y avait un temps où Jésus n’existait pas, par conséquent Jésus n’est pas éternel, et parce que Dieu est éternel, Jésus ne peut pas être Dieu.» # 4 (The History of Christianity, a Lion handbook, p. 164).

“Mon Père est plus grand que Moi” # 5 (Jean 14:28)

“Aucun envoyé est plus grand que celui qui l’a envoyé” # 6 (Jean 13:16)

Alors croire que Dieu et Jésus sont identique, c’est nié la vérité de la Bible.

Ce n’est pas avant le Concile de Nicée en l’an 325 de notre ère, et contre une forte opposition de nombreux Evêques, que la notion de Trinité a été adoptée. Pour exclure les arguments d’Arius le concile a produit ses propres principes, qui ont été appelés le credo de Nicée.

LE CREDO DE NICEE

“Nous croyons en un Dieu le Père, Tout-Puissant, faiseur de toutes choses visible et invisibles, et en un Seigneur Jésus Christ, le Fils de Dieu, engendré du Père, seul engendré qui soit, depuis la substance du Père : Dieu de Dieu, lumière de la lumière, Vrai Dieu de Vrai Dieu … " # 7 ((The History of Christianity, a Lion handbook, p. 177).# 4 (The History of Christianity, a Lion handbook, p. 164).

Le concile décida également que toutes les évangiles en désaccord avec le credo devaient être brulés. C’est devenu un crime capital de posséder un évangile non autorisée. Conséquence, plus d’un millions de Chrétiens ont été tués dans l’année qui suivie. En essayant de comprendre les implications du credo, on est confronté en fait aux questions suivantes :

1- Si Jésus est fait de la même substance que Dieu, comme le credo le déclare, il doit être un Dieu également, et s’il est un Dieu, est-il un Dieu différent ? S’il l’est, ceci ferait d’eux deux Dieux, mais le credo dit : «Nous croyons en un Dieu ?»

2- Si Jésus est un Dieu mais pas un Dieu différent alors il doit être Dieu lui-même. Si c’est le cas comment peut-il être engendré ? N’est-il pas Dieu éternel ?

Ces deux possibilités, hormis le fait que toutes les deux sont totalement irrationnelles, sont également en contradiction direct avec la Bible.

La première des deux possibilités, qui fait de Jésus un Dieu différent de Dieu contredit la Bible qui affirme que Dieu est Un et indivisible :

"Le premier de tous les commandements est Ecoute, O Israël, le Seigneur notre Dieu est Un." # 8 (Marc 12:29).

La seconde possibilité est qu’il y a un seul Dieu et qu’il est descendu sous la forme d’un homme. Si c’est le cas, et parce que Dieu est indivisible, alors nous devons conclure que Dieu et Jésus sont un être pas deux. Cette indivisibilité de Dieu, nécessite que Dieu et Jésus doivent être un être. Pourtant, ceci n’est pas conforme avec de nombreux versets dans la Bible où Jésus et Dieu ont parlé comme étant deux êtres séparés :

1- Si Dieu est descendu sur terre en tant qu’homme, on pourrait s’attendre à ce qu’après la fin de Sa vie sur terre, et à Son retour au paradis, Il serait Un être et pas deux. Ceci n’est pas conforme aux versets suivants :

“Donc après que le Seigneur leur avait parlé, il fut reçu au paradis et s’assit à la droite de Dieu” # 9 (Marc 16:19)

Ce verset, qui parle de Jésus après qu’il fut élevé vers le paradis, indique clairement que Dieu et Jésus ne sont pas un être, car comment Dieu peut-Il être assit à la droite de Lui-même ?!!

2- “ … et il se retirait souvent dans le désert et priait” # 10 (Luc 5:16)

“Et lorsqu’il renvoya les foules, il monta dans une montagne à l’écart pour prier” # 11 (Matthieu 14:23)

Ces deux versets qui parlent de Jésus sont d’une très grande importance. Comment Jésus peut-il être Dieu s’il adorait Dieu comme n’importe quel autre mortel ? Qui priait-il ?

L’église peut bien suggérer que Jésus ne priait que d’une manière symbolique afin d’apprendre aux gens comment conduire la prière. Cet argument n’est pourtant pas acceptable parce que les mots “désert” et “à l’écart” indiquent qu’à ces moments précis, Jésus était tout seul pendant qu’il priait. Il ne pouvait pas être entrain d’apprendre à quelqu’un.

3- “et Jésus … pendant quarante jours dans le désert a été tenté par le diable” # 12 (Luc 4:1)

Dans la Bible nous lisons également

“Dieu ne peut être pas tenté par le diable” # 13 (Jacque 1:13)

Si Dieu ne peut pas être tenté par le diable, et que Jésus a été tenté par le diable, alors Jésus ne peut pas être Dieu.

4- Jésus lui-même refusa d’être appelé fils de Dieu à de nombreuses occasions. Dans le verset suivant il réprimande ceux qui l’appelaient fils de Dieu, préférant le titre de ‘Messie’ :

“Et les diables sortaient d’un grand nombre, criant et disant, ‘Tu es le fils de Dieu !’ Et lui, les réprimandant, il ne leur permis pas de parler, car ils savaient qu’il était le Messie” # 14 (Luc 4:41).

Le refus de Jésus d’être appelé le fils de Dieu, et choisissant le titre de ‘fils de l’homme’ apparait également durant le procès au Sanhedrin. Quand on lui a demandé s’il prétendait être le fils de Dieu il répondit :

“Tu dis ainsi. Mais je vous le dis : désormais vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de Dieu» # 15 (Matthieu 26:64) (dans certaines Bibles les mots ‘les paroles sont tiennes’ remplace ‘tu dis ainsi’)

5- En de nombreuses occasions Jésus parle de lui-même comme d’un prophète :

“Un prophète n’est pas sans honneur si ce n’est dans sa patrie et dans sa propre maison” (Matthieu 13:57) (Marc 6:4) et (Luc 4:24)

Nous lisons également :

“Je dois voyager aujourd’hui, demain et le jour suivant car il ne se peut qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem” # 17 (Luc 13:33)

“Ceci est le prophète Jésus” # 18 (Matthieu 21:11)

6- Jésus parla également de lui-même comme d’un messager de Dieu :

“Quiconque m’accueille accueille celui qui m’envoya. Quiconque accueille le messager de Dieu parce qu’il est le messager de Dieu partagera de sa récompense.” # 19 (Matthieu 10:40)

“Aucun messager n’est plus que celui qui l’envoya” # 20 (Jean13:16)

La distinction entre lui-même et Celui qui l’envoya est rendue tout à fait clair par Jésus dans ce verset. Ceci est aussi éclairci dans le verset suivant :

“Et ceci est la vie éternelle, qu’ils te connaissent, le seul vrai Dieu, et Jésus Christ que tu as envoyé.”

7- Dans d’autres versets, il est fait référence à Jésus comme serviteur de Dieu :

“Voici mon serviteur que j’ai choisi” # 22 (Matthieu 12:18)

“Vers vous d’abord, Dieu a suscité Son serviteur Jésus, l’a envoyé pour vous bénir”# 23 (Les Actes 3 :26)

Ces deux versets, qui sont l’accomplissement de Esaïe 42:1-4, parle de Jésus en tant que serviteur de Dieu et non pas en tant que Dieu.

L’Eglise argumentera généralement que le terme ‘prophète’ ou ‘serviteur’ sont symboliques et ne doivent pas être pris de manière littérale. C’est d’accord tant que ce principe est appliqué aux autres sujets de mêmes importances. Pourquoi c’est quand il s'agit du titre de “fils de Dieu” que l'Eglise insiste a prendre ceci littéralement?!!

Tous ces versets parlant de Jésus comme prophète de Dieu, messager de Dieu et en fait serviteur de Dieu, confirme plutôt le fait que Jésus était un homme qui adorait Dieu comme n’importe quel autre mortel.

8- Jésus ne se voyait pas comme un être parfait, encore moins divin. Il savait, en son cœur, que seul Dieu est parfait :

“Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon sauf un seul, qui est Dieu.” # 24 (Marc 10:18)

Ce sont difficilement les mots de quelqu'un qui se voyait comme Dieu venu sur terre sous la forme d'un homme ! En réalité, par ces paroles Jésus fait une distinction très nette entre Dieu et lui-même.

9- Dans tous la Bible, il 'y a pas un seul verset où Jésus dit qu'il est Dieu venu sur terre, qu'il est divin ou qu'il doit être adoré. Au contraire, il a enseigné aux gens à adorer Dieu dans le ciel :

"Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et lui seul tu serviras" # 25 (Luc 4:8)

Jésus était-il Dieu descendu sur terre et ne se connaissait pas lui-même ?!!

La divinisation de Jésus n’a jamais été enseigné par Jésus et n'a pas d'origine dans la Bible, mais a été adopté peu de temps après la mort de Jésus.

En plus des preuves précédentes venant du Nouveau Testament qui réfute la divinisation de Jésus, on peut aussi démontré que la divinisation de Jésus est ne coïncide pas avec les prophéties contenues dans l’Ancien Testament concernant la venue du Messie.

Jésus était un juif qui a vécu et a adoré Dieu selon la loi de Moïse. Jésus lui-même a dit :

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi, je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir" # 67 (Matthieu 5.17-18)

Avec les mots "pour accomplir" Jésus faisait référence aux prophéties dans l'Ecriture juive. Ces prophéties parlaient de la venue du Messie, le Roi des Juifs. Nous ne trouvons pas une prophétie qui parle de la venue de Dieu sous la forme d'un homme ou d'un fils de Dieu divin! Toutes les prophéties parle de la venue du Roi des Juifs pas d'un Dieu.

La notion de ‘Dieu incarné’

La notion de Dieu venu sur terre sous la forme d'un homme, "Dieu incarné", a probablement été accepté par la plupart des chrétiens parce que l\’image visuelle concrète de Dieu que cette notion présente, est plus facile à concevoir que celle d’un Dieu abstrait qui ne peut jamais être vu. Penser à Dieu sous une forme humaine est au moins quelque chose à quoi s'accrocher !

La notion de ‘Dieu incarné’ aussi compatissante qu’elle puisse paraitre à la surface, est pourtant en réalité, philosophiquement incohérente avec le plan divin dans son ensemble pour les raisons suivantes :

1 - La notion de «Dieu incarné» est en erreur parce qu'elle dirige l'approche de Dieu par l’homme vers la forme physique plutôt que de s\’en échapper. Le but de toute révélation est d'inciter l'homme à élever son âme pour chercher la proximité de Dieu, non pour Dieu de descendre sous une forme physique pour convaincre l'homme !

2 - Il ne semble pas juste ou équitable que Dieu envoie des messagers à tout le monde sauf à des gens en particulier vers qui il va en personne. Nous pensons toujours que Dieu aime tous les hommes de la même manière. Pourquoi Dieu accorderait-il à un peuple une aussi grande bénédiction alors qu’elle n’a pas été accordée aux autres ?

3 - Le plan dans son ensemble a entraîné l'envoi de messagers à travers les siècles pour apporter des instructions à l'humanité. Pour Dieu venir en personne ressemblerait à un changement de plan de Sa part par complaisance à la mauvaise conduite de l'homme. Cela ne correspond pas à Dieu Omnipotent de s’adapter pour que cela arrange l’homme.

4 - La notion d'un Dieu qui descend sur terre et se charge de toutes les souffrances défie la définition d'un Dieu Omnipotent. Suggérer que Dieu se soit chargé de toutes les souffrances parce qu'il a tant aimé l'homme n'est pas du tout convaincant. Parce que l'amour de Dieu pour l'homme ne peut être augmenté en souffrant lui-même, ce scénario semble tout à fait inutile. Au lieu de cela, l'amour de Dieu est exprimé dans sa miséricorde, sa compassion et son pardon.

Un père aimant qui souhaite pardonner les mauvaises conduites de son fils n’aime pas plus son fils en disant : ‘Je t’aime tant mon fils ! Je souhaite te pardonner donc je vais me battre moi-même !!’

5 - La notion de ‘Dieu incarné’ se contredit d’elle-même parce que la personne de Jésus incarné est supposée posséder deux séries d'attributs qui sont fortement en contradiction l’un avec l’autre. C’était Platon qui le premier a souligné la différence entre les mondes terrestres et célestes. Le premier changeable, imparfait et fini, et le second immuable, parfait et infini. Plus tard, les mêmes contrastes ont été appliqués à l'homme et Dieu. # 27 (Le débat sur le Christ, Don Cuppit, p. 25)

Sous la doctrine de ‘Dieu incarné’ Jésus a été amené à unir les deux polarités. En tant que Dieu il était infini, parfait et tout-puissant ; mais en tant qu’homme il était fini, imparfait, faible et vulnérable. Parce que c’était une seule personne, il était censé être à la fois infini et fini, incapable de tentation et capable de tentation, parfait et imparfait et ainsi de suite. Si de telles affirmations se contredisent alors la doctrine de ‘Dieu incarné’ ne peut pas être vraie. C’est un non sens.

6 – La doctrine du "Dieu incarné" qui nécessite que le salut ne peut être obtenu que par la croyance en Jésus-Christ est également erronée car elle signifie automatiquement que la damnation attend tous ceux qui ont eu le malheur d'avoir vécu avant l'époque de Jésus. En terme divin, cela semblerait injuste.

7 - La doctrine du "Dieu incarné" est en contradiction avec le verset suivant :

«Aucun homme ne me verra et vivra" # 28 (Exode 33:20)

Si Dieu était descendu sur terre, bien que sous la forme d'un homme, et avait été vu et touché par les hommes alors le verset précédent n'aurait pas de sens.

8 - La doctrine du "Dieu incarné" soulève également de sérieuses questions concernant les qualités absolues de Dieu. Dieu, qui est la perfection, n’échoue dans aucune action qu'il entreprend. Il a juste besoin de dire soit et c'est. Maintenant dire que Jésus est Dieu venu sur Terre pour délivrer l'humanité du péché et convertir les pécheurs en croyants justes, nous mettrais immédiatement en face d’un autre dilemme.

Nul ne peut contester le saint message délivré par Jésus à tous les peuples, son impact formidable sur l'humanité, ni la Révélation divine délivrée par Dieu. Toutefois, le fait demeure qu'il y a encore aujourd'hui des millions de non-croyants dans le monde. Le sens dan s lequel Dieu est appelé libre diffère du sens dans lequel 'homme est appelé libre comme Don Cupitt l’a écrit. # 29 (Le débat sur le Christ, Don Cuppit, p. 19). Dieu est dit libre au sens où Sa résolution ne peut échouer. Sa volonté n’est à aucun moment limitée, dépendante ou remis en cause. Si Dieu dit : ‘Je vais m’incarner et sauver les hommes’, alors rien ne peut l'empêcher de se produire. Un échec sous n’importe quelle forme et à n’importe quel niveau est incompatible avec la notion de Dieu parfait.

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Par ailleurs, l’Eglise soutient la doctrine de ‘fils de Dieu’ avec trois arguments supplémentaires :

1- Jésus est bénit par le Saint Esprit
2- La naissance virginale
3- La nature de ses miracles

Jésus bénit par le Saint Esprit

Certes la Bible affirme que Jésus a été bénit par le Saint Esprit. Cependant, une étude attentive de la Bible confirme que Jésus n’a pas été le seul qui a été bénit par le Saint Esprit. La Bible parle d’autres qui ont été bénit par le Saint Esprit. Le verset suivant parle de Jean le Baptiste :

"Il sera également rempli du Saint-Esprit." # 30 (Luc 1:15)

On nous dit la même chose au sujet du père de Jean, le vertueux prêtre Zacharies, qui lui aussi a été "rempli du Saint-Esprit " # 31 (Luc 1:67)

Il serait bien ici de faire une pause et de se renseigner sur la véritable signification du Saint-Esprit. Nous avons vu que pendant les deux cents premières années après la mort de Jésus, lorsque la notion de "Trinité" n’était pas encore adopté, le Saint-Esprit était encore compris comme signifiant un ange supérieur, pas une substance de Dieu. Cette définition est soutenue par de nombreux versets dans la Bible. Les versets suivants défendent cette signification :

"Or, la naissance de Jésus-Christ s’est passé comme suit : Après sa mère Marie a été fiancée à Joseph, mais avant qu'ils ne soient unis, elle s’est trouvée avec un enfant par le fait du Saint-Esprit "# 32 (Matthieu 1:18)

Maintenant réfléchissons au verset suivant:

"Maintenant, dans le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David. Le nom de la vierge était Marie." # 33 (Luc 1:26-27)

Avec ses versets nous voyons que le Saint Esprit et Gabriel était interchangeable.

Par conséquent dire que quelqu’un est bénit par le Saint Esprit c’est dire que Dieu l’a soutenu avec l’ange Gabriel pour être son Gardien.

La ‘Naissance Virginale’

L’Eglise a fortement utilisé la ‘Naissance Virginale’ pour mettre en valeur la notion de ‘Fils de Dieu’. L’argument est que parce que Jésus n’avait aucun père humain, son père doit être Dieu dans le ciel, il est par conséquent le vrai fils de Dieu. Le simple argument contre qui est à avancer est de faire référence à Adam. Selon la Genèse, Adam n’avait ni père ni mère. Adam ne devrait-il pas être le fils de Dieu ? Et s’il est vraiment appelé le fils de Dieu comme en :

“Adam le fils de Dieu" # 34 (Luc 3:38)

Ne devrions-nous pas chacun de nous, semence d’Adam, être appelés les enfants de Dieu ? Et si nous étions en fait appelés ainsi dans la Bible :

"Nous sommes les enfants de Dieu" # 35 (Romains 8:16)

"Vous êtes les fils du Dieu vivant" # 36 (Osée 1:10)

"Heureux les artisans de la paix car ils seront appelés fils de Dieu." # 37 (Matthieu 5:9)

"Ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont les fils de Dieu." # 38 (Romains 8:14)

Faut-il encore que l’Eglise persiste à nier que Jésus a enseigné que nous sommes tous des enfants de Dieu?

Et si Jésus a dit simplement que, comme en :

"Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu." # 39 (Jean 20:17)

Faut-il encore persister sur la divinisation de Jésus?

Les miracles de Jésus

La nature impressionnante des miracles accomplis par Jésus, et non des moindres, la renaissance des morts, ont également été utilisés pour soutenir la divinisation de Jésus. Cependant, la Bible témoigne que tous les miracles accomplis par Jésus ont également été réalisés par d'autres prophètes tels qu’Elisée et Elie, mais personne ne fait valoir que ces hommes sont par conséquent divins.

Nourrir des milliers de gens avec de maigres provisions

Le prophète Elisée nourri une foule immense avec vingt pains d'orge:

"Donc il s’installa devant eux, et ils mangèrent, et laissèrent de ceci, conformément à la parole de Dieu" # 40 (II Rois 4:44)

D'autres événements similaires se trouvent dans (II Rois 4:7) (I Rois 17:16) et (I Rois 17:6)

Guérir la peste

Élisée dit à Namaan, qui était un lépreux, de se laver dans la rivière du Jourdain pour être guéri :

"Puis il est (Namaan) descendu, et s’est plongé sept fois dans le Jourdain, selon les dires de l'homme de Dieu, et sa chair a été rétabli comme la chair d'un petit enfant." # 41 (II Rois 5:14)

Redonner la vue aux aveugles

"Et Élisée pria et dit: Seigneur, je t’en prie, ouvre ses yeux afin qu'il voie. Et le Seigneur ouvrit les yeux du jeune homme, et il vit……." # 42 (II Rois 6:17)

Faire revivre les morts

Même ce miracle le plus impressionnant a été réalisé par d’autres prophètes comme la Bible en témoigne:

"Et le Seigneur entendit la voix d'Élie, et l'âme de l'enfant revint à lui, et il récupéra" # 43 (I Rois 17:22). D'autres évènements semblables en (II Rois 4:34) et (II Rois 13:21).

Jésus lui-même admit, à de nombreuses reprises, tous les pouvoir squ’il avait lui ont été remis par Dieu. Examinez les versets suivants:

"Je ne fais rien de moi-même" # 44 (Jean 8:28)

"Je ne fais que ce que le père m’a commandé" # 45 (Jean 14:31)

Il est assez clair selon ces versets que Jésus n’est pas entrain de parler de lui-même. Il est clairement entrain de parler de Dieu Tout-Puissant qu’il vénère. En plus du fait de reconnaitre l'autorité de Dieu, et après avoir exécuté ces miracles, Jésus a souvent prié et remercié Dieu de lui avoir donné de tels pouvoirs. Dans l'Évangile de Jean, et après avoir fait revivre Lazare, Jésus dit :

"Père, je vous rend grâce de m’avoir entendu, et je sais que toujours vous m'entendez." # 46 (Jean 11:41-42)

Si Jésus est Dieu, qui remercie-t-il ?

Ces quelques versets le cas échéant, indiquent que c’était l'autorité de Dieu qui a permis de tels miracles. Dieu accorde ces pouvoirs aux prophètes qu’il choisit comme signe avec lesquels leurs peuples peuvent les identifier et croire en eux, non pour que leur propre peuple en fasse des Dieux.

La Crucifixion

De nombreuses recherches ont été conduites au sujet de la crucifixion de Jésus. Jésus a-t-il été mis sur la croix ? Jésus est-il mort sur la croix ? Ce sont des questions centrales auxquelles il faut répondre. Le point de vue chrétien traditionnel, c'est que Jésus a été crucifié et est mort sur la croix pour enlever nos péchés. Bien que la Bible fournisse suffisamment de preuves qui laissent à penser que Jésus a effectivement été mis sur la croix, nous trouvons également de solides preuves pour indiquer qu'il n'est pas mort sur la croix.

Nous lisons dans la Bible que, lors de son arrestation, ou juste avant, Jésus s’est lancé dans de profondes pières à l’intention de Dieu pour le sauver de la mort:

"Au cours de sa vie terrestre, il offrit des prières avec grands cris et larmes, à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut sauvé à cause de sa soumission" # 47 (Hébreux 5:7)

Ce verset très important indique qu’après avoir entendu les prières de Jésus, Dieu l’a sauvé de la mort. En d'autres termes, Jésus n'est pas mort sur la croix. L'Eglise peut faire valoir que les prières de Jésus ont eu lieu alors qu'il était dans la tombe et, avant d'être ressuscités. Cependant, c'est en contradiction avec les mots du verset: "Durant sa vie terrestre". Les mots "vie terrestre" signifie être en vie sur terre et pas mort dans la tombe.

On peut arriver à la même conclusion depuis la célèbre prophétie dans les Psaumes:


"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? J'ai été dirigé vers toi dès la naissance depuis le ventre de ma mère. Tu as été mon Dieu, ne sois pas si loin car le danger est proche, car il n'y a aucun aide. Car les chiens m’ont cerné. L'Assemblée des méchants m’a encerclé, mais toi, ô Seigneur, ne sois pas loin de moi … tu m’as répondu." # 48 (Psaumes 22)

Les mots “tu m’as répondu" indique à nouveau que Dieu a sauvé Jésus de la mort. D'autres versets semblent suggérer que Dieu a élevé l'âme de Jésus quelque temps avant la crucifixion et que celui qui a été crucifié par les Romains n'était rien de plus qu’un corps vivant, mais sans âme (semblable au corps de quelqu’un qui est dans le coma avant de mourir). Cette opinion qui montre l'immense compassion de Dieu est renforcée par les versets suivants:

"Mais toi, ô Seigneur sois miséricordieux envers moi, et relève-moi, que j’ai ma revanche sur eux … mon ennemi ne peut pas triompher de moi." # 49 (Psaumes 41:10-11)

Les mots "relève-moi" pour que "mon ennemi ne triomphe pas de moi" appuie également la théorie de l'élévation de l'âme de Jésus avant que son ennemi triomphe de lui (avant d'être crucifié). Une autre preuve qui soutient ce point de vue a été découvert en 1945 quand un agriculteur égyptien creusant pour fertiliser la terre près du village de ‘Nag Hammadi’ déterra un pot d'argile rouge. Il contenait treize rouleaux de papyrus où se trouvait le fameux Évangile de Thomas. L'importance de cet évangile vient du fait qu'il échappa à la censure et la révision de l'orthodoxie romaine. Dans l'extrait suivant Jésus parle à la première personne :

Je ne leur ai pas succombé comme ils l'avaient prévu … et je ne suis pas mort en réalité, mais en apparence, de peur que je ne sois déshonorer par eux … Car ma mort, qu’ils pensent survenue, (survenue) pour eux dans leur erreur et leur aveuglement, depuis qu’ils ont cloué leur homme jusqu'à leur mort … c’était un autre " # 50 (The Holy blood and the Holy Grail, Baigent, Leigh et Lincoln p. 403)

Les mots "Je ne suis pas mort, en réalité," confirme que l'âme de Jésus a été ressuscité avant d'être mis sur la croix. Une autre confirmation se trouve dans les mots "c’était un autre".

D'autre part, l'Évangile de Saint Barnabé, contrairement aux quatre évangiles mieux connus (Matthieu, Marc, Luc et Jean) a été écrit par un homme qui a vécu pendant la vie de Jésus. Barnabé est décrit dans la Bible par les mots:

"Barnabé était un homme bon, rempli de l'Esprit Saint et de foi." # 51 (Les Actes 11:24)

Il est intéressant de noter que, bien que son Évangile soutient également la théorie selon laquelle Jésus n'est pas mort sur la croix, il présente néanmoins une interprétation différente. Selon son Évangile un processus de substitution a eu lieu par lequel Judas a été transformé par Dieu afin de ressembler à Jésus et, par conséquent, a été arrêté par les Romains et crucifié.

En 1907, une traduction en anglais de l'Evangile de Barnabé a été publiée par l'Oxford University Press. La quasi-totalité de l’édition de cette traduction a mystérieusement disparu du marché. Seuls deux exemplaires de cette traduction sont connues existent à l'heure actuelle, un au British Muséum et l'autre à la Bibliothèque du Congrès à Washington.

Il est important de faire la distinction entre les deux termes ‘Elévation’ et ‘Résurrection’. Alors que l’‘Elévation’ de Jésus aurait pu se produire pendant qu'il était encore vivant et donc sauvé de la mort, nous constatons que la "résurrection" n'aurait pu se faire que si Jésus était mort d’abord. Au vue de tous les versets qui parlent de l’‘élévation’ et d’être également sauvé de la mort, la preuve semble soutenir l’élévation par Dieu d'un Jésus vivant pour le sauver de la mort.

Paul … le "Corrupteur du Christianisme"

Il est également important de noter que la notion de «Résurrection» n'est pas considérée comme un événement à part dans la Bible et ne pouvait pas par conséquent être utilisée pour soutenir la divinisation de Jésus:

"Et les tombes étaient ouvertes et de nombreux corps de saints qui s'était endormi furent élevés, et sortant des tombes après sa résurrection, ils allèrent dans la ville sainte et parurent à beaucoup." # 52 (Matthieu 27:52-53)

Toute la notion de la "résurrection" a été introduite par Paul qui n'a jamais vu Jésus vivant:

"Souviens-toi que Jésus-Christ de la semence de David est ressuscité d'entre les morts, selon mon Evangile." # 53 (2 Timothée 2:8)
Paul a également été le premier à proclamer Jésus comme le fils de Dieu:

"Immédiatement, il (Paul) prêcha le Christ dans les synagogues, qu'il est le fils de Dieu." # 54 (Les Actes 9:20)

Le christianisme d'aujourd'hui vient en grande partie de l'enseignement de Paul et non de Jésus! La liberté avec laquelle Paul a commencé à modifier les enseignements de Jésus est en fait alarmante. La résurrection et la divinisation de Jésus sont parmi les principaux sujets qui ont été introduits par Paul. D’autres sujets fondamentaux considérés comme sacrés par les juifs ont été malheureusement éliminés par Paul. Considérez les points suivants :

"Dieu dit à Abraham: ‘Vous devez accepter de préserver l'alliance avec moi, vous et vos descendants dans les générations futures. Vous et vos descendants doivent accepter de circoncire tous les mâles d'entre vous … tout homme qui n’est pas circoncis ne sera plus considéré comme l'un de mon peuple, parce qu'il n'a pas gardé l'alliance avec moi.’ " # 55 (Genèse 17:9-14)

Tout d'abord, nous voyons Paul parlant indifféremment de la circoncision, qui est un rituel Juif sacré :

"La question de savoir si un homme est circoncis ne signifie rien" # 56 (1 Corinthiens 7:19)

Plus tard, il alla jusqu’à condamner ouvertement cette pratique :

"Moi, Paul, je vous le dis, si vous permettez de vous circoncire, cela signifie que le Christ est d'aucune utilité pour vous, du tout" # 57 (Galates 5:2)

Il est bon de noter que Jésus lui-même était circoncis!

Il se peut que Paul affirme être un apôtre et un homme de Dieu, mais certaines de ses propres paroles, fait de lui le portrait d'un homme de peu d'intégrité.

"J'ai dépouillé d'autres Églises, prenant des salaires de leur part pour être votre pasteur." # 58 (2 Corinthiens 11:8)
"Ce que je vous dis maintenant n'est pas ce que le Seigneur voudrait que je dise, dans cette façon de vanter, je parle vraiment comme un fou." # 59 (2 Corinthiens 11:17)

"Car vous tolérer avec plaisir toute personne qui vient à vous et prêche un autre Jésus." # 60 (2 Corinthiens 11:4)

Malheureusement, ces sont quelques-unes des paroles d'un homme sur qui le christianisme d'aujourd'hui se repose largement!
Paul soutenait qu'il n'est pas nécessaire pour une personne d’obéir à la loi de Moïse pour être un bon chrétien, et qu'en fait, la seule exigence pour le salut est la foi.

Si tel était le cas, on peut se demander en fait, pourquoi Jésus a-t-il passer les meilleures années de sa vie à prêcher ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire pour entrer dans le Royaume des cieux? L'idée naïve que la simple croyance en Jésus garantit automatiquement sa place au ciel est en contradiction avec les enseignements de Jésus :

"Aucun de ceux qui m'appellent Seigneur entreront dans le royaume des cieux, mais seuls ceux qui font ce que Dieu dans le ciel veut qu’ils fassent." # 61 (Matthieu 7:21)

"Aucun de ceux qui m'appellent Seigneur entreront dans le royaume des cieux, mais seuls ceux qui font ce que Dieu dans le ciel veut qu’ils fassent." # 61 (Matthieu 7:21)

Ancien Testament :

"De même à toi, ô Seigneur, appartient la miséricorde; pour que tu rendes à chacun selon son œuvre". # 62 (Psaumes 62:12)

"Et ne rendra-t-il à chaque homme selon ses actes ?" # 63 (Proverbes 24:12)

"La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui." # 64 (Ézéchiel 18:20)

Nouveau Testament :

"Chacun de nous devra rendre compte de lui-même à Dieu." # 65 (Romains 14:12)

"Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail." # 66 (1 Corinthiens 3:8)

Tous ces versets témoignent que la foi seule n'est pas suffisante, mais que la récompense dépend également de son "œuvre", "actes", "droiture" et "travail".

Ce qui est vraiment étonnant est le fait que les deux derniers versets, qui viennent des Romains et des Corinthiens, sont en fait les paroles de Paul lui-même. Cela montre comment il a non seulement en contradiction avec les enseignements de Jésus, mais aussi en contradiction avec lui-même !

Paul prétendait que son enseignement lui était directement révélé par Jésus à travers une vision. Ceci soulève les questions suivantes importantes:

1- Le message et la révélation délivrer par Jésus était-il incomplet ? Devait-il le compléter après sa mort par un autre ?

2 - Jésus a vécu toute sa vie comme un Juif et suivit la loi de Moïse, d'ailleurs il a toujours soutenu qu'il n'est pas venu de changer la loi :

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi, je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir" # 67 (La Bible, Matthieu 5.17-18)

D'autre part, nous constatons que Paul a prêché de nombreux concepts qui n'ont jamais été enseignée par Jésus et en contradiction avec la loi de Moïse.

Ces deux situations contradictoires nous obligent à soutenir soit l’un soit l’autre. Ils ne peuvent pas avoir tous les deux raisons. Il va sans dire que les enseignements de Jésus doivent assurément être soutenus. Ceux qui croient vraiment en Jésus suivront sans aucun doute ses enseignements.

En raison de cette divergence marquée entre le message divin délivré par Jésus et l'innovation corrompu amené par Paul, il y a une raison pour Paul d’être appelé par Heinz Zehrnt le "corrupteur de l'Evangile de Jésus" # 68 (The Jesus Report, Johannes Lehman, p. 126), tandis que Werde l'appelle "le deuxième fondateur du christianisme" # 69 (Ibid. p.127).

Dans la Bible, nous lisons l’accusation suivante portée contre lui :

"Cet homme essaie de persuader les gens d’adorer Dieu d'une manière qui est contraire à la loi." # 70 (Les Actes 18:13)


"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi, je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir»

Jésus a vécu toute sa vie comme un Juif, il a souvent prêché dans les synagogues, et les premiers chrétiens utilisaient tous les synagogues. Il n'existe la moindre preuve dans la Bible qui indique que Jésus se voyait lui-même comme le fondateur d'une nouvelle religion.

Les disciples prêchant après la mort de Jésus ont toujours maintenu la loi juive. Nous lisons, par exemple, que Simon-Pierre tout en prêchant après la mort de Jésus continua à s’appeler Juif qui suivait la religion juive :

"Je n'ai pas besoin de vous dire qu’il est interdit à un Juif par sa religion de s’associer avec quelqu’un d'une autre race." # 71 (Actes 10:28)

Plus tard, après la mort de Jésus, et lorsque la nouvelle religion du christianisme a été établie et s'est écarté des enseignements d’origine de Jésus-Christ, Paul, Barnabé et les gentils (les non-juifs) ont été expulsés des synagogues car ils ont été accusés de blasphème et de pollution :

"Mais les Juifs … provoquèrent une persécution contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur région." # 72 (Les Actes 13:50)

Il est important de noter qu’à ce moment-là Barnabas continuait à voyager et prêcha avec Paul. Plus tard, lorsque Paul s’est écarté de l'Evangile d'origine, les deux hommes se sont séparés.

La notion de ‘résurrection’, qui est une notion nouvelle introduite par Paul, a été immédiatement attaquée dans les synagogues :

"Et ils l'ont emmené (Paul) à l'Aréopage en disant: Que nous puissions connaitre ce qu’est cette nouvelle doctrine dont tu parles?" # 73 (Les Actes 17:19)

Le mot "nouvelle" dans le verset est révélateur.

La "Trinité"

En ce qui concerne la "Trinité", nous avons vu que le mot n'existe pas dans la Bible et n'a jamais été enseignée par Jésus. Avec cela à l’esprit, il est tout à fait incroyable qu’une telle notion soit devenue le fondement sur lequel le christianisme s’est formé ! Si être chrétien signifie défendre les enseignements de Jésus-Christ, alors défendre la notion de "Trinité", que Jésus n'a jamais enseigné, ne peut pas être très chrétien !
Il est fait mention dans la Bible du Père, du Fils et du Saint-Esprit comme dans la Bible King James qui a été autorisée en 1611 :

"Car il y en a trois qui témoignent dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit et ces trois sont un. Et il y en a trois qui témoignent sur la terre; l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois s’accordent en un." # 74 (Première Épître de Jean 5:7-8)

Toutefois, la phrase :

"Car il y en a trois qui témoignent dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit et ces trois sont un." a été supprimé dans la version standard révisée de 1952 et 1971 et dans beaucoup d'autres Bibles car c’était une addition qui avait empiété sur le texte original grec.

Le même verset dans d'autres bibles se lit :

"Et c'est l'esprit qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité. Car, il y en a trois qui témoignent, l'esprit et l'eau et le sang, et les trois sont d'accord." # 75 (American Standard Bible, Première Épître de Jean 5:7-8)

Dans d'autres bibles le même verset se lit :

"Car il y a trois témoins porteurs, l'esprit et l'eau et le sang, et les trois sont d'accord." # 76 (New World Translation of the Holy Scripture, Première Épître de Jean 5:7-8)

En outre, la ‘Trinité’ offre la situation la plus irrationnel quand elle parle du Père comme Créateur, le Fils comme Rédempteur et l'Esprit comme sanctificateur ! Cette disposition irrationnelle, qui nous ferait croire que Dieu est un comité de trois avec des fonctions distinctement divisés, est clairement en contradiction avec le concept de d’Un Dieu indivisible.

Le concept de ‘Trinité’, a été élaboré par Athanasius (un diacre égyptien d'Alexandrie) # 77 (The History of Christianity, a Lion Handbook, p.172-177). Celui-ci a été accepté par le conseil de Nicée en 325 de notre ère, soit trois siècles après la mort de Jésus! Il ne fait aucun doute que le paganisme romain a eu une influence sur cette doctrine (le Dieu Trine). Le Sabbat a été déplacé au dimanche. La naissance du Dieu-Soleil Mithra, entant le 25 Décembre, a été présentée comme l’anniversaire de Jésus ! De nombreuses coutumes païennes ont été christianisées, par exemple l'utilisation de bougies, de l'encens et de guirlandes. L'Eglise s’est opposée à ces coutumes parce qu'ils symbolisaient le paganisme, mais elles sont devenues courantes aujourd'hui.

D'autres coutumes païennes qui ont été christianisées sont également en violation flagrante avec la Bible. Une de ces coutumes est de couper et décorer des arbres de Noël. Sur laquelle la Bible dit :

"Car les coutumes des gens sont vaines, car quelqu’un coupe un arbre de la forêt……… ils le décorent avec l'argent et d'or." # 78 (Jérémie 10:2-5)

Tels sont quelques-uns des concepts et des coutumes mis en place après la mort de Jésus, pour la plupart venant du paganisme romain, qui n'ont pas la moindre origine dans la Bible.

La divinisation a-t-elle été une solution politique ?

En essayant d'analyser les raisons pour lesquelles l'Eglise a adopté la divinisation de Jésus dans les premiers jours après la mort de Jésus, alors que toutes les Écritures affirment son statut de prophète de Dieu, comme nous l'avons vu, et plus important quand Jésus lui-même n’a jamais voulu la divinisation, on peut réfléchir à ce qui suit : À cette époque, et contrairement à aujourd'hui, l'Eglise a un double rôle. Tout d'abord, l'Eglise était une structure qui procurait une instruction spirituelle et un lieu de culte pour les gens. En plus, l'Eglise était en fait impliquée dans le gouvernement de territoire. Religion et politique étaient inséparables. Toute personne qui osait s'opposer à l'Eglise était très sévèrement punie.

L'Eglise connaissant très bien l'histoire du peuple d'Israël, sait que de nombreux prophètes sont venus, sont partis, puis furent oublié. L'Église sait également que, parce que le cœur de la foi était l’image de Jésus-Christ, alors pour maintenir ce type d'autorité, l'Église devait garder la foi en Jésus intacte. En effet, la meilleure assurance pour se prémunir contre un délaissement de l’image de Jésus, était la création d'une image divine de Jésus, car si un prophète peut être oublié, un dieu ne le sera jamais. Ainsi, si l’on fait de Jésus une image de Dieu, l'Eglise ne perdrait jamais son autorité dominante.

La divinisation de Jésus a été adoptée avec le "Trinité" qui a été une conciliation avec le paganisme romain. Pourtant, lorsqu'on demande d'expliquer comment Dieu peut être un et trois fois à la fois, ou comment Dieu peut être à la fois le Père et son propre fils, l'Eglise répond:

"Faut juste avoir la foi!" et "Ceci est le mystère !"

Ce n'est pas important si ceci n'a pas de sens pourvu que vous croyiez à ce qu'ils vous disent! Mais sans doute un concept qui est plein de mystères irrationnels doit avoir un défaut en son sein. La vérité n'est jamais irrationnelle.

Historiquement, le ‘Trinité’ est un empiétement sur l'Écriture, c’est philosophiquement faible et mathématiquement absurde.

………………

À peine avons-nous abandonné les tentatives de trouver une définition rationnelle à la ‘Trinité’ ou le Père et le Fils, peut-on encore trouver un autre titre troublant, c’est le titre de ‘Seigneur’.

La plupart des chrétiens d'aujourd'hui pensent à Jésus comme le Seigneur, mais dans la Bible la question n'est pas si claire. Examiner les versets suivants :

1 - "Et le Seigneur passa devant lui et proclama," Le Seigneur, le Seigneur Dieu, miséricordieux et bienveillant"# 79 (Exode 34:6)

Il ressort clairement de ce verset que le Seigneur c’est Dieu.

2 - "Pourtant, il n'y a pour nous qu'un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes. " # 80 (1 Corinthiens 8:6)

Ici le Seigneur c’est Jésus. Le verset affirme également que seul le Père est Dieu. Une distinction claire est évidente entre Dieu et Jésus.

3 - Nous lisons également :

"Le Seigneur est l'Esprit" # 81 (2 Corinthiens 3:17)

A partir de ces versets nous nous rendons compte que le Seigneur est n’importe lequel des trois. Parce qu'il n'y a pas beaucoup de différence dans le mot Seigneur ou le mot Dieu. Ainsi, tous ceux qui disent "Notre Seigneur Jésus-Christ" sont en fait entrain de dire "Notre Dieu Jésus-Christ". Ce qui revient à dire que, parce que l'idéologie chrétienne perçoit le Père et le Fils comme un, il semble que les termes Père et Fils dans la configuration d’une Trinité soient peu nécessaires.

Certains partisans parleront de la "Trinité" à la manière d'un Dieu sous trois formes. Ils ajoutent qu'il n'y aucun mystère du tout car Dieu en tout temps est un, mais la pluralité est celle de forme. En effet, comme une grenouille existe en tant que têtard et aussi en tant que grenouille, mais à la fin c’est toujours la même créature.

C’est bien, à l’exception d’un petit problème. Le têtard et la grenouille ne sont pas en mesure d'exister en même temps, soit c’est un têtard soit une grenouille. Si elles existaient en même temps elles seraient ipso facto deux créatures.

Dans le cas de Jésus, nous avons vu comment la Bible contient de nombreuses preuves sur une distinction claire entre Jésus et Dieu. Jésus a toujours reconnu l'existence de Dieu comme extérieure à lui-même. Les versets suivants font clairement la distinction :

"Mon Père est plus grand que moi" # 82 (Jean 14:28)

"Aucun de ceux qui m'appellent Seigneur entrera dans le royaume des cieux, mais seuls ceux qui font ce que Dieu dans le ciel veut qu’ils fassent." # 83 (Matthieu 7:21)

"Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon sauf un, c'est Dieu." # 84 (Marc 10:18)

"Et ceci est la vie éternelle, qu'ils te connaissent toi le seul vrai Dieu, et Jésus Christ que tu as envoyé." # 85 (Jean 17:3)

" Donc après que le Seigneur leur avait parlé, il fut reçu au paradis et s’assit à la droite de Dieu " # 86 (Marc 16:19)

Si Jésus et Dieu sont un, ces versets et bien d'autres qui parle clairement de deux êtres, auraient peu de sens !

Le ‘Grand Pardon’ & le ‘Péché Original’

Les notions de ‘Grand Pardon’ et de ‘Péché Original’ sont tout aussi précaires et non sans incohérences. Prétendre que Jésus a souffert et a été crucifié pour expier nos péchés est philosophiquement immorale. Non seulement cette conviction ne donnent guère de sens aux mérites de la punition et de la récompense, et donc au ciel et à l'enfer, mais plus dangereusement, une telle opinion pourrait être considérée comme un permis d’ignorer la droiture pourvu que l'on croit en Jésus !

La doctrine du pardon contredit l'Ancien et le Nouveau Testament :

Ancien Testament :

"De même à toi O Seigneur, appartient la miséricorde, pour rendre à chacun de vous selon son œuvre". # 87 (Psaumes 62:12)

" Et ne rendra-t-il à chaque homme selon ses actes ?" # 88 (Proverbes 24:12)

" La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui." # 89 (Ézéchiel 18:20)

Nouveau Testament :

"Chacun de nous devra rendre compte de lui-même à Dieu." # 65 (Romains 14:12)

"Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail." # 66 (1 Corinthiens 3:8)

Tous ces versets témoigne que la foi seule n'est pas suffisante, mais que la récompense est également très dépendante de son "œuvre", "actes", "droiture" et "travail".

Le concept de Jésus mourant pour enlever nos péchés est une corruption qui a été ajouté à l'Écriture. Ce qui suit en est une preuve éclatante :

Du Nouveau Testament nous lisons :

"De Sion viendra le libérateur, il enlèvera la méchanceté de Jacob. Et c'est l'alliance que je leur accorderai, lorsque j’enlèverai leurs péchés." # 92 (Romains 11:26-27)

Ce verset est l'accomplissement de la prophétie dans Esaïe:

"… le rédempteur de Sion et de tous parmi Jacob qui se repentent de leur rébellion. Ceci est la parole même du Seigneur. Ceci, dit le Seigneur, est mon alliance que je fais avec eux. Mon esprit qui repose sur vous et mes paroles que j'ai mis dans votre bouche ne doivent jamais échouer… " # 93 (Esaïe 59:19-21)

En comparant les deux versets nous nous rendons compte que les mots "lorsque j’enlèverai leurs péchés" n'existent pas dans Esaïe, il est clair qu'ils ont été ajoutées au verset dans les Romains pour préconiser une doctrine corrompue. Une autre doctrine qui n'a jamais été enseignée par Jésus, est le concept de «péché originel». Selon ce concept irrationnel nous devons tous expier le péché d'Adam ! Ainsi, nous sommes tous nés avec un péché originel que nous devons expier! Ce concept, qui prétend que les nouveau-nés naissent également avec un péché, sont en contradiction avec tous les versets précédents qui affirme que chaque homme devra rendre compte de ses propres actes et œuvres, et qu'aucun homme ne portera les péchés d'un autre. En outre, ce concept contredit les paroles de Jésus comme dans le verset suivant :

"Laissez les enfants venir à moi, et ne les empêchez pas, pour ceci est le Royaume des cieux." # 94 (Matthieu 19:14)

Comme le péché n'existe pas dans les cieux, et pour ceci (les enfants) c’est le royaume des cieux, on est amené à croire que les enfants sont exempts du péché.

Ces notions qui n'ont jamais été enseignée par Jésus, mais ont été ajoutés quelque temps après sa mort, cause inévitablement pour les chrétiens un dilemme lorsque ils essaient de concilier leurs acceptations de l'Ancien Testament avec leurs rejets du judaïsme. Cela devient particulièrement évident en ce qui concerne la question suivante :

Comment le Dieu indivisible de l'Ancien Testament peut-il devenir un trois-en-un dans le cadre de la ‘Trinité’ ?

Dieu a-t-il toujours été trois-en-un ? Et si oui pourquoi ces connaissances n’ont-elles pas été données au peuple d'Israël ? L'Ancien Testament rend compte de nombreux prophètes qui ont délivré l'Ecriture de Dieu, pourquoi ont-ils tous témoigné d’un Dieu indivisible ? Le trois-en-un du ‘Trinité’ était-il un secret qui soudainement refait surface !!

A cause de toutes ces questions qui ne reçoivent aucune réponse satisfaisante, on n'est pas surpris de trouver des Églises presque vides aujourd'hui et d’être accusées de "double pensée" définie par George Orwell:

"La double pensée signifie le pouvoir d’avoir deux croyances contradictoires en même temps, et accepter tous les deux." # 95 ( "1984", George Orwell, page 220)

Le cas flagrant de double pensée, c’est de soutenir l'unicité de Dieu et la ‘Trinité’ en même temps. Un autre cas est évident dans l'article VII des trente neuf articles de l'Église d'Angleterre, qui stipule :

"L'Ancien Testament n'est pas contraire au Nouveau".

Néanmoins on l'a démontré, de nombreux concepts qui apparaissent dans les lettres de Paul sont en contradiction avec l'Ancien Testament. Ce qu’il faut souligner ici est le fait que les enseignements de Jésus n'ont jamais contredit l'Ancien Testament. Après tout, il a confessé les points suivants :

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi, je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir" # 96 (La Bible, Matthieu 5.17-18)

Il n'est pas surprenant que de nombreux chercheurs de renom se sont ouvertement opposés à des notions telles que la ‘Trinité’. Ce groupe de chrétiens, connue sous le nom d’‘Unitariens’ ont mis l’accent sur l'unité (l'indivisibilité) de Dieu. Ils se sont appuyés sur le Jésus historique, et ont évité l'utilisation du terme ‘fils’. Les premiers ‘Unitairiens’ comprennent Iranaeus, Diodore, Lucian et Arius.

Iranaeus (130-200 de notre ère), qui a été mis à mort en l’an 200 de notre ère, s’est âprement opposé à Paul pour avoir injecté le paganisme et la philosophie platonicienne, dans le christianisme.

Lucian qui a également été mis à mort pour ses croyances en 312 de notre ère s’est opposé à la tendance à rechercher significations symboliques et allégoriques dans l'Écriture. Il pensait que Jésus est subordonné à Dieu.

Arius (250-336), qui était un des élèves de Lucien, a été un des plus grands détracteurs de l'Eglise Pauline.

L'école ‘Unitarienne’ du christianisme a continué de se développer pour inclure un grand nombre de chercheurs. Dans son ‘registre historique’, Sir Isaac Newton (1642-1727) est cité disant la chose suivante au sujet de la Trinité :

"Laissez-les établir le bons sens de ceci s’il le peuvent. Pour ma part, je peux rien faire." # 97 (Anti-trinitaire Biographies III, A. Wallace, page 428)

Joseph Priestley (1733-1804), qui a découvert l'oxygène, a également affirmé l'humanité de Jésus et s’est opposé à la ‘Trinité’. D'autres incluent le poète Milton (1608-1674), William Channing (1780-1842) et John Locke (1632-1704). L'Eglise n'a pas été instituée par Jésus. Il n'a jamais plaidé en faveur d'une hiérarchie des prêtres pour servir de médiateurs entre Dieu et l'homme. Pourtant, l'Eglise enseigne aujourd'hui aux chrétiens que leur salut serait assuré s'ils agissaient comme l'Eglise leur a demandé ! D\où l'Eglise a-t-elle tirée cette autorité? La validité d’une telle autorité est aujourd'hui en train d'être contesté à une échelle qui n'a jamais été connu auparavant. L'un des moments décisifs a eu lieu dès 1755 lors du grand tremblement de terre de Lisbonne, où des centaines de chrétiens sont morts dans une Église tout en célébrant la messe. Coïncidant avec l’‘âge de la raison’, cela a fait que toute la notion de salut a subi un très sévère martèlement ! # 98 (The Case against God, Gerald Priestly, page 16) George Harrison des Beatles, il résume cela très bien avec les paroles suivantes :

"Quand vous êtes jeune, vous êtes amenés à l'église par vos parents et vous êtes poussés vers la religion à l'école. Ils essaient de mettre quelque chose dans votre esprit. De toute évidence parce que personne ne va à l'église et personne ne croit en Dieu. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas interprété la Bible comme il le fallait. On vous enseigne d'avoir juste la foi, vous n'avez pas à vous inquiéter à ce sujet, croyez simplement à ce que l’on vous dit. " # 99 (Christianity on Trial, Colin Chapman, page 37).

Avec ces paroles, George Harrison a attiré en fait l'attention sur un phénomène très grave. Beaucoup de gens qui tournent le dos à l'Eglise aujourd'hui et sont déçus par la religion, le font à cause de la mauvaise interprétation à laquelle George Harrison fait référence plutôt que de leur dénie de Dieu. La divinisation de Jésus, une notion adoptée par l'Eglise et jamais enseignée par Jésus, contribue aussi grandement à détourner les Juifs de croire en Jésus le Messie dont parlent leurs prophéties. Dans l'Ancien Testament, le Messie et le Roi des Juifs est un prophète envoyé au peuple d'Israël. C’est un autre prophète faisant suite à de nombreux prophètes. Les enseignements originaux de Jésus dans leur forme non corrompue en réalité reflètent ce fait. Ils ne sont pas différents des enseignements d'Abraham, Moïse et David. Mais malheureusement la version corrompue enseignée par l'Eglise aujourd'hui, qui sont plus les enseignements de Paul que de Jésus, a fait que le christianisme s’est isolé de la théologie juive. La ‘Trinité’, le ‘Dieu incarné’, la ‘Résurrection’, le ‘Grand Pardon’, et d'autres doctrines corrompues ont détachés le christianisme du flux principal des révélations juives.

L’athée et philosophe zélé, Sir Alfred Ayer, a déclaré ce qui suit:

"Le christianisme est fondé sur la notion d'expiation par procuration qui me choque, non seulement intellectuellement mais moralement. Si j'ai un enfant je ne punirais pas son frère pour ce qu'il a fait, et c'est exactement ce sur quoi est fondé le christianisme ".

Sir Ayer commence par montrer le dégoût pour le massacre de Dieu des Juifs dans tout l'Ancien Testament, puis il ajoute :

"Ici, vous avez votre divinité qui fait tout cela, et puis soudain il dit : ‘Les gens se comportent mal, je vais me transformer en un être humain et souffrir par procuration. Les péchés doivent être expié par un ‘agneau sacrificiel’. Donc le Christ est censé expier les péchés que d'autres personnes ont commis. L'ensemble n'est pas seulement intellectuellement méprisable, mais complètement scandaleux." # 100 (The Case against God, Gerald Priestland, page 18).

Il n'est pas surprenant, et à cause de la mauvaise polémique contenue dans de telles doctrines, de trouver le christianisme en évolution constante se conformer aux valeurs actuelles !

T. S. Elliot l'a très bien exprimé quand il dit :

"Le christianisme s’est toujours bien adapter en quelque chose qui peut être cru." # 101 (The Myth of God Incarnate, sous la direction de John Hick, page IX).

Pour conclure, il est tout à fait évident que le véritable Jésus de la Bible, aussi appelé le Jésus historique, est assez différent de l’image divine faussement représentée par l'Eglise. Nulle part dans la Bible, Jésus est dépeint comme l'incarnation terrestre de Dieu. Nulle part dans la Bible, Jésus ne prétend que la seule voie de salut est à travers lui. Il n'existe aucune preuve dans la Bible pour soutenir la doctrine du ‘Grand Pardon’, ni il n’y a de preuve que Jésus a enseigné ou a cru en sa propre divinité.

Enfin, il est juste de finir avec les paroles de Jésus qui s'adresse à tous ceux qui l’ont idolâtré et adoré au lieu d'adorer Dieu :

" Aucun de ceux qui m'appellent Seigneur entreront dans le royaume des cieux, mais seuls ceux qui font ce que Dieu dans le ciel veut qu’ils fassent. Lorsque viendra le Jour du Jugement nombreux sont ceux qui me diront : ‘Seigneur, Seigneur ! En votre nom, nous avons parlé du message de Dieu.’ Alors, je leur dirai : ‘Je ne vous connais pas, éloignez vous de moi, vous les méchants. " # 102 (Matthieu 7:21-23)


Traduit d'après l'original :