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Les méprises concernant les femmes en Islam


Il y a une conception très répandue concernant le statut de la femme en Islam (Soumission) qui ne correspond pas la vérité. Cette méprise a été amplifiée par certains médias qui font peu d’effort pour réexaminer leur jugement, avant de diffuser leurs points de vue sur cette question. S’ajoutent à cette méprise, les pratiques regrettables de la plupart des pays ou sociétés qui se disent " Islamiques ", où les mythes, les traditions et les innovations ont pris le pas sur les vrais enseignements Islamiques (Coraniques), et où les femmes sont traditionnellement soumises et oppressées. Dans cet exposé nous essayerons de clarifier la position du véritable Islam (Soumission) sur le statut de la femme. Nous listerons les idées fausses concernant les femmes musulmanes puis ferons un commentaire en fonction de chaque point de vue.

1°) Les femmes musulmanes doivent porter le voile

Ceci est un méprise très courante, car le Coran ne commande pas de mettre le voile (Hijab). Porter le voile est une tradition et n’est soutenue que par des livres qui ont été fait par des hommes – les Hadiths et la Sounna. Ces livres ne représentent pas les paroles de Dieu dans le Coran et les contredisent en maintes occasions. Voir :

Le mode vestimentaire des femmes en Islam

2°) L’Islam encourage à battre son l’épouse

Au contraire, le Coran utilise la meilleure approche psychologique pour décourager cette maltraitance très répandue, qui est à la fois répandue dans les sociétés Islamiques et dans les sociétés non-Islamiques. Voir : La violence domestique, Battre et maltraiter une épouse, une perspective Coranique.

3°) La femme n’hérite que de la moitié de ce qu’hérite un homme

Ceci est une erreur courante même parmi les musulmans traditionalistes. Le Coran donne aux parents une totale liberté de léguer à chacun de leurs enfants autant qu’ils estiment convenable, même si cela veut dire que la fille obtient un part qui soit le double de celle du fils. Le Coran, cependant, commande que si AUCUN testament n’est laissé, alors les biens sont distribués de sorte que le fils obtienne une part double à celle de la fille. Généralement, le fils est responsable d’une famille tandis qu’un mari prend soin de la fille. Cependant, le Coran recommande en 2 : 180 de laisser un testament, pour que tout soit conforme aux contextes spécifiques de celui qui est décédé. Par exemple, si le fils est riche et la fille est pauvre, on peut laisser un testament donnant tout à la fille, ou deux fois plus qu’au fils.

4°) Le témoignage de la femme est équivalent à la moitié du témoignage d’un homme

Ceci est une grave méprise. Le témoignage d’une femme est équivalent au témoignage d’un homme, excepté dans un seul cas, les transactions financières.

[2 : 282] O vous qui croyez, quand vous négociez un prêt quelle qu’en soit la période, vous devez le mettre par écrit. […] Deux hommes doivent servir de témoins ; s’il n’y a pas deux hommes, alors un homme et deux femmes dont le témoignage est acceptable par tous. De cette façon, si une femme devient partiale, l’autre lui rappellera. C’est une obligation pour les témoins de témoigner lorsqu’on leur demande de le faire. […]

Les transactions financières sont les SEULES situations où deux femmes peuvent être substituer à un homme en tant que témoins. C’est pour se prémunir de la possibilité réelle qu’un des témoins épouse l’autre témoin, et ainsi faire qu’elle devienne partiale. C’est un fait reconnu que les femmes sont émotionnellement plus vulnérables que les hommes. Si la femme en tant que témoin valait la moitié d’un homme, le verset l’aurait dit clairement. Mais évidemment, ce n’est pas le cas. Le témoignage d’une femme en toutes autres matières est équivalent à celui d’un homme et le supplante même dans le cas d’une femme témoignant contre son accusation d’adultère, 24 : 6-10. Voir aussi, 65 : 2-5 ; 5 : 106 & 4 : 6.

5°) Les femmes musulmanes ne peuvent pas avoir de travail en dehors de leurs maisons

Ce n’est pas vrai non plus. La structure sociale en Orient, où l’Islam (Soumission) prévaut, encourage la femme à faire de sa maison sa priorité, mais il n’est pas interdit aux femmes d’avoir un travail et de gagner leurs vies. Il a été donné à la femme musulmane (Soumise) le privilège de gagner de l’argent, le droit de posséder un bien, d’engager des contrats légaux et de gérer tous ses patrimoines comme bon lui semble. Elle peut avoir un travail et diriger sa propre entreprise et personne n’a à avoir de prétentions sur ses gains, même son mari. Historiquement, la première femme de Muhammad était une marchande qui l’a engagé à travailler pour elle. Les femmes musulmanes allaient avec leurs maris, pères et frères, durant les batailles pour prendre soin des blessés et aider les troupes dans les lignes arrières.

6°) La polygamie est fortement recommandée

Ceci est une des méprises les plus habituels concernant l’Islam (Soumission). Le Coran décourage fortement la polygamie. La polygamie était une manière de vivre, avant que le Coran ne soit révélé,il y a 1400 ans. Elle était préconisée et pratiquée par les adeptes des Ecritures précédentes. Le Coran est venu mettre la première limite écrite à la polygamie et la décourage autant que possible. Voir, Polygamie, la vraie raison. Dans toutes les Ecritures, il était permis aux hommes d’avoir plus d’une femme, et non le contraire, parce que l’idée de la polygamie était alors, de peupler la terre. Comme nous le savons, une femme peut être enceinte une seule fois par an même si elle est mariée à quatre hommes, mais un homme peut avoir quatre enfants en même temps s’il est marié à quatre femmes. La polygamie ne signifie en aucun cas qu’il faut en détourner le sens pour le plaisir sexuel ou pour prouver sa supériorité. La nature émotionnelle d’un homme fait qu’il trouve la polygamie acceptable, au contraire de la femme.

7°) Le statut de l’homme est plus élevé que celui de la femme

À nouveau ceci n’est pas vrai. Beaucoup d’auteurs, qui ont écrit sur les droits de la femme, font référence à l’instruction en 4 : 34, pour démontrer que le statut de l’homme est supérieur à celui des femmes. Cependant c’est une instruction qui est assez mal comprise. En 4 : 34 l’expression « … al-rijalu qawwdmuna `alla al-nisa`i … » signifie « Les hommes sont fait responsables de leurs femmes, et Dieu les a dotés de certaines qualités, et faits d’eux des gagneurs de pains. » Cette expression signifie que Dieu nomme le mari comme « capitaine de navire. » Le mariage est comme un navire, et le capitaine le dirige, après dues consultations de ses officiers. Cela n’engendre pas l’inégalité mais au contraire amène le devoir d’éviter les conflits et les disputes.

Le Coran fournit toutes les preuves possibles pour démontrer que l’homme et la femme sont égaux vis à vis de Dieu. Il traite les deux genres de la même manière et les récompenses de la même manière. Voir Les hommes et les hommes sont-ils égaux en Islam ? ; Les femmes dans la religion de la Soumission (Islam) et La faute à Eve. !

8°) Les femmes musulmanes n’ont pas le droit à l’éducation

Ce n’est pas vrai. Le Coran encourage la recherche de la connaissance pour tous les Musulmans (Soumis) sans tenir compte de leur sexe. Il commande, à maintes reprises, à tous les croyants de lire, réciter, penser, contempler, ainsi que d’apprendre à partir des signes de Dieu qui nous entourent dans la nature. En fait, la toute première révélation au prophète Muhammad a été « LIT » et la seconde révélation a parlé de Dieu qui enseigne au moyen d’une « Plume » (stylo). En tous les cas, aucun genre n’est préconisé, l’ordre est à l’intention de tous. L’Islam (Soumission) ne met pas de limite sur le type ou le champ d’éducation qu’une femme peut choisir. L’histoire Islamique porte encore la marque de certaines femmes érudites.

9°) Les femmes ne peuvent pas partager la vie politique dans leurs communautés

Ceci non plus n’est pas vrai. Les femmes en Islam (Soumission) ont le droit de vote, d’exprimer leurs points de vue sur toutes questions publiques, de se présenter aux élections et même d’être élu à la tête d’un état. Voir 60 : 12, 27 : 22-44. Voir : Les femmes et les politiques en Islam et Mettre les choses au point : les femmes ont des droits en Islam.

10°) Les femmes ne peuvent pas prier, jeûner, faire le Hajj ou Umrah durant les menstruations

Cette méprise est encore courante parmi les femmes suivant l’Islam traditionnel qui dérive beaucoup de ses lois de livres fait par des hommes. Ceci est totalement contre les enseignements du Coran. Voir : Les obligations religieuses et les menstruations. Question et réponses.

11°) Les femmes sont lapidées à mort pour adultère

Ceci est totalement faux car il n’y a pas de peine de mort pour adultère en Islam (Soumission). La pénalité pour adultère est la même pour les hommes et pour les femmes, et entraîne des coups de fouet symboliques. La pression sociale, c’est à dire, le témoignage public de la pénalité, est la punition de base. Voir 24 : 1-2.

12°) Les femmes musulmanes n’ont pas le droit de marier un Juif ou un Chrétien

Cette idée fausse est préconisée et promue par les hommes mais n’a pas de fondement dans le Coran. Le Coran donne aux hommes et aux femmes le droit de se marier aux gens du livre, c’est à dire, Musulmans, Juifs ou Chrétien. Dieu nous rappelle aussi que le mariage à un croyant est beaucoup mieux que le mariage à un adorateur d’idole. Voir 5 : 5 et 2 : 221. Voir aussi : Mariage dans le Coran, et Un mariage question et réponse à partir du Coran.

13°) Les femmes musulmanes n’ont pas le droit de divorcer de leurs maris

Ceci n’est pas vrai. Les lois du divorce dans le Coran s’appliquent aux hommes et aux femmes de la même manière. Les femmes ont le droit de divorcer de leurs maris tant qu’elles suivent les lois du Coran. Voir : Le divorce selon le Coran.

14°) La compensation pour le meurtre d’une femme est la moitié du montant courant pour l’homme

Ceci est totalement faux car les hommes et les femmes sont traitées et dédommagés de la même manière dans le Coran. On trouve de telles lois dans les livres inventés des Hadiths et de la Sounna et ce ne sont pas les lois de Dieu dans le Coran. Voir 2 : 178.

15°) Pour prouver le viol d’une femme, quatre adultes masculins d’un caractère « irréprochable » doivent témoigner de ce qui s’est passé

Ceci est un grave malentendu sur la loi de l’adultère. Comme n’importe quelle loi civile dans le monde civilisé, le Coran préconise une preuve indubitable pour un crime si horrible. Le Coran accepte une preuve pour un crime si elle ne fait aucun doute, comme c’est le cas en 12 : 75. Donc bien que les versets de l’adultère soit appliquées dans le cas d’un viol, une preuve au-delà du doute, comme l’A.D.N. des offenseurs, sera dans ce cas-là, une preuve acceptable plutôt que les quatre témoins. Insister sur la nécessité des quatre témoins quand une autre preuve est flagrante n’est pas Coranique.

16°) L’âge légal pour le mariage des filles tend à être très jeune

Ceci n’est pas une loi Islamique mais une tradition culturelle locale ou tribale. En réalité l’Islam (Soumission) s’attend du mariage qu’il soit établi sur une approbation, une acceptation et une compréhension réciproque. Ces exigences ne peuvent être remplies par de très jeunes filles (ou garçons). La maturité, le mentale, l’émotivité, et le physique est la règle en Islam (Soumission) avant le mariage. L’histoire du prophète Muhammad mariant sa femme Aysha quand elle n’avait que six ans est un grave mensonge qui ne se trouve que dans les livres des Hadiths qui sont pleins d’autres mensonges similaires et ne représentent pas l’Islam (Soumission). Voir : Le mariage du prophète Muhammad avec Aysha.

17°) La circoncision féminine

Ceci est appelé également la mutilation génitale féminine. Le Coran ne mentionne ni ne préconise la circoncision féminine et tous les rites qui y sont liés. Ceci n’est pas une pratique Islamique, par pitié. Cette pratique existait avant Muhammad et est aussi courante au sein de certaine communauté Chrétienne.

18°) Les femmes ne sont pas autorisées à conduire

De nouveau ceci n’est pas une loi Islamique mais plutôt une tradition locale de ces soi-disant pays « Islamiques. » Le Coran ne met aucune de restriction sur le libre déplacement des femmes dans la société, cela comprend le fait de monter à cheval, de conduire une voiture ou de voler en avion. Les lois locales qui demandent aux femmes d’être accompagnées par un parent masculin chaque fois qu’elles voyagent sont des lois traditionnelles qui n’ont pas de fondement dans le Coran.

19°) D’habitude, les pères ont la garde des garçons après l’age de six ans, et des filles après le début de la puberté

Ceci n’est qu’une loi locale et n’est pas soutenue par le Coran. La garde de l’enfant doit être décidée au cas par cas sur la base de l’intérêt des enfants comme étant la priorité de tout jugement. Dieu met un fort accent sur la protection du droit des enfants faibles et démunis, voir 6 : 151-152, 17 : 31, 17 : 34, 2 : 223, 6 : 140, 60 : 12, 4 : 127, 4 : 2, 4 : 10, 33 : 5, 93 : 9, 2 : 215 ...

20°) Les femmes doivent être isoler des hommes en publique, au travail et dans les lieux de prières

C’est une idée fausse toujours en cours chez certains Musulmans mais ceci n’a aucun de fondement dans le Coran. Au contraire, Dieu veut que les femmes et les hommes soient ensembles, sans aucune séparation, que se soit en public, au travail ou dans les lieux de prières. Le Hajj (pèlerinage) est un exemple manifeste sur la façon dont les femmes et les hommes se côtoient et prient dans le même endroit, et après le Hajj, entreprennent leurs vies et pratiquent le commerce sans aucune restriction.

21°) Les « meurtres d’honneur » de femmes

Ce sont les assassinats perpétrés par les maris ou les parents masculins, de femmes suspectées de désobéissance, habituellement écart de conduite sexuelle ou mariage contres les souhaits de la famille. Ceci sont des lois tribales, et non pas des lois Islamiques. Il n’y a pas de pareils choses tel que le crime d’HONNEUR en Islam (Soumission). Tous les meurtres sont condamnés dans le Coran, dans les termes les plus forts possibles. Voir : 5 : 32, 6 : 151 & 17 : 33. La punition pour ces assassins suivra les mêmes règles générales du Coran concernant les meurtres et ils n’obtiendront pas de sentence plus clémente pour de tels motifs, même s’ils s’avéraient être vrais. Après tout, ces meurtriers ont violé les lois sacrées de Dieu dans le Coran. La punition dans le Coran est toujours basée sur la démarche de sauver les vies et pas de les perdre. Voir La peine capitale en Islam.

22°) Une « Police de la Moralité » garde le contrôle sur le comportement des femmes

L’Islam (Soumission) n’assigne pas de police de moralité, une semblable qualité n’est pas obtenue par la force mais plutôt par la compréhension des lois de Dieu dans le Coran. La pratique des soi-disant « Police de la Moralité » est une pure invention fabriquée par certains des pays se disant « Islamiques » mais n’a rien à voir avec l’Islam (Soumission).

23°) Les femmes musulmanes ne peuvent pas voyager librement si ce n’est en compagnie d’un parent masculin, « mahram »

Ceci est une fabrication fait par les hommes et n’a pas de soutien dans le Coran. Selon le Coran les femmes n’ont aucune limitation dans leurs déplacements, voyages ou activités. Les hommes qui se font employer comme gardes pour les déplacements des femmes, font ceci pour des raisons personnelles et non pas à cause d’une loi religieuse dans le Coran.

Un Editoriale de Dr Fatima Majidi, Nader Abbas Maudodi et Chris Abdul-Rahman.


Traduit d'après l'original :